Comment conserver la qualité du soya après la récolte?

La récolte du soya marque la fin d’une saison au champ, mais certainement pas la fin du travail pour préserver sa qualité. Une fois récolté, le grain demeure un produit vivant qui réagit à son environnement. Il peut absorber de l’humidité, développer des moisissures, se dessécher, se fissurer, rancir et éventuellement chauffer.
Pour les producteurs québécois, une des difficultés vient notamment du fait que la récolte du soya se déroule dans une période où les conditions météo changent rapidement. Une journée chaude et sèche peut être suivie d’une nuit très humide, puis d’une période froide quelques jours plus tard. Dans ces conditions, un silo rempli de soya à 12 ou 13 % d’humidité n’est pas nécessairement « réglé pour l’hiver ».
Conserver la qualité du soya repose essentiellement sur trois éléments : maîtriser sa teneur en eau, contrôler sa température et éviter de l’endommager inutilement lors du séchage. C’est là que la ventilation sert de lien entre ces trois objectifs.
Tout commence à la récolte
On ne peut pas vraiment améliorer la qualité d’un grain après sa récolte. On peut toutefois très facilement la détériorer si on n’y prête pas suffisamment attention. Le premier objectif consiste donc à récolter le soya lorsqu’il se trouve dans une plage d’humidité qui limite à la fois les pertes au champ, les dommages mécaniques et la propreté des grains.
Assèchement rapide au champ
En conditions automnales sèches, un soya mature peut passer d’environ 15 % d’humidité tôt le matin à près de 11 % vers le milieu de la journée, avant de reprendre de l’humidité durant la nuit. Toutefois, l’assèchement au champ doit être surveillé avec précaution. Car, à certaines occasions, l’uniformité de l’humidité du grain peut être très trompeuse. C’est pourquoi nous vous recommandons de laisser reposer votre échantillon de grain dans un sac hermétique (de type Ziploc) pendant au moins trois heures avant de réaliser votre test final.
Pourquoi? Parce que certains humidimètres ne réussissent pas à mesurer l’humidité au centre du grain. Ce qui est peut-être votre cas si vous avez un humidimètre de type 919/3.5 pouces.
Gardez en tête que les nouveaux humidimètres de type UGMA, comme la AM5200-A de Perten, utilisent des gammes de fréquence plus élevées et permettent de mesurer avec précision l’uniformité de l’humidité du grain. En règle générale, c’est le type d’humidimètre que vous retrouverez chez les acheteurs ou élévateurs à grains.
Récolte trop sèche
Récolter lorsque le grain est très sec augmente les pertes au champ et les dommages mécaniques. Cela devient particulièrement important dans la culture du soya parce que son tégument devient fragile lorsqu’il est trop sec. Les graines se fendent plus facilement dans la moissonneuse, les vis, les élévateurs et les convoyeurs.
NDSU recommande d’ailleurs de commencer la récolte autour de 14 à 15 % d’humidité lorsque les conditions le permettent, afin d’éviter qu’une partie importante du champ ne tombe sous 11 % pendant la progression de la récolte. Lorsque le soya devient très sec, les pertes par éclatement des gousses augmentent rapidement. (NDSU Agriculture)
Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut mettre du soya à 15 % dans un silo et l’oublier jusqu’au printemps. Cela signifie plutôt qu’il peut être économiquement et qualitativement préférable de récolter légèrement plus humide et de terminer le conditionnement sous contrôle plutôt que d’attendre au champ jusqu’à ce que le grain soit excessivement sec.
13 %, 16 % ou 11 % : quel taux d’quelle humidité faut-il réellement viser?
Cette question mérite une certaine nuance. Selon les tolérances actuelles de la Commission canadienne des grains, le soja est considéré sec lorsqu’il contient moins de 14,1 % d’humidité. De 14,1 à 16 %, il est considéré comme gourd; de 16,1 à 18 %, humide (Commission canadienne des grains)
Mais « grain sec » au sens du classement commercial ne veut pas automatiquement dire « humidité optimale pour n’importe quelle durée d’entreposage ». C’est là que la durée et la température d’entreposage deviennent importantes.
Les recommandations de NDSU situent généralement le soya autour de 13 % pour l’entreposage hivernal, tandis qu’un soya qui doit demeurer en silo durant les périodes plus chaudes devrait plutôt se rapprocher de 11 %. Dans certaines occasions, entreposer du soya en dessous de 13% peut-être favorable pour éviter que celui-ci ne rancisse.
À 13 % d’humidité et à une température inférieure à environ 16 °C, il peut normalement être conservé plusieurs mois dans de bonnes conditions. Lorsque la température augmente ou que l’entreposage se prolonge, la marge de sécurité diminue. (NDSU)
En pratique, on peut résumer les objectifs ainsi :
Situation | Teneur en eau indicative |
Récolte lorsque possible | Environ 13 à 15 % |
Entreposage hivernal commercial | Autour de 13 % |
Entreposage prolongé vers l’été | Environ 11 à 12 % |
Soya de semence | Environ 13 à 14,5 % |
Soya alimentaire / IP | Respecter d’abord les exigences du contrat |
*Ces valeurs sont des objectifs de gestion et non un remplacement des exigences particulières de votre acheteur ou de votre contrat.
Cette distinction est particulièrement importante pour les producteurs de soya alimentaire, de soya à identité préservée ou de semence. Pour ces marchés, préserver l’intégrité du tégument, la couleur et, dans certains cas, le pouvoir germinatif peut être aussi important que d’atteindre la bonne humidité.
Le soya trop sec coûte également de l’argent
On parle beaucoup des risques associés au grain humide, mais le surséchage du soya a aussi un coût.
Premièrement, on vend moins de poids. Un soya récolté à 9 ou 10 % contient évidemment moins d’eau qu’un grain commercialisé à près de 13 %. Car, n’oublions pas, 1% d’humidité, c’est 1% de poids!
Deuxièmement, le soya sec devient plus fragile. Les graines fendues et les téguments endommagés augmentent lors de la manutention.
Le NDSU donne l’exemple d’un rendement de 40 boisseaux à l’acre. Récolter le soya à 9 % plutôt qu’à 13 % correspond à environ 1,8 boisseau de poids perdu par acre, avant même de considérer les pertes supplémentaires associées à l’éclatement des gousses et aux dommages mécaniques. Si on fait le calcul, cela représente 4,5% de pertes au champ.
Autrement dit, entreposer intentionnellement le soya très sec « pour être certain qu’il se conserve » n’est généralement pas une bonne stratégie. L’objectif devrait être de l’amener dans une zone de conservation sécuritaire.
Sécher doucement : le soya n’est pas du maïs
Lorsque du soya est trop humide pour l’entreposage, il faut intervenir rapidement. Rappelons aussi que la graine supporte moins bien un séchage que le maïs.
Le séchage à l’air ambiant est particulièrement intéressant lorsque l’humidité de départ demeure raisonnable. Le ministère de l’Agriculture de l’Ontario indique que le séchage naturel convient normalement au soya récolté à moins de 16 à 18 %, à condition d’avoir un débit d’air adéquat et suffisamment de temps pour compléter le séchage avant que le grain ne se détériore. (Gouvernement de l'Ontario). Généralement cette approche est possible pour des silos de petite taille, soit 20 pieds de hauteur et moins. Pour les silos de grandes dimensions, le grain devra passer par le séchoir.
Le problème au Québec, c’est que la saison de séchage à l’air naturel pour le soya est parfois trop courte. Particulièrement lorsque le grain est récolté très tard et dans des conditions météorologiques froides. À mesure que l’automne avance et que la température chute, l’air possède de moins en moins de capacité à transporter de l’eau. Une ventilation qui fonctionnait très bien à 15 °C peut avoir un effet beaucoup plus faible à 5 ou 8 °C.
ATTENTION!
Il faut distinguer deux types de la ventilation: ventilation de conditionnement (séchage léger) et ventilation de refroidissement. Ce n’est pas du tout la même chose!
Un système d’aération conçu principalement pour maintenir la température d’un silo utilise généralement beaucoup moins d’air (environ 0,1 CFM/Boisseau) qu’un système destiné au séchage (de 1,0 à 2,5 CFM/Boisseau).
Chauffage : attention aux graines fendues
Lorsque le soya est trop humide ou que les conditions extérieures ne permettent plus de sécher suffisamment rapidement, l’ajout de chaleur peut s’avérer nécessaire. Plus l’air devient chaud et sec, plus on augmente le risque d’endommager les graines.
ATTENTION!
Les travaux regroupés par NDSU indiquent qu’une humidité relative de l’air de séchage inférieure à environ 40 % peut provoquer une augmentation importante des graines fendues. Le phénomène s’explique facilement : la surface de la graine sèche rapidement, tandis que l’intérieur contient encore beaucoup davantage d’eau. Les contraintes internes qui en résultent peuvent faire fissurer le tégument.
Pour du soya commercial ordinaire, certains séchoirs en colonne peuvent fonctionner autour de 120 °F, soit environ 49 °C, mais il faut surveiller directement la qualité du grain à la sortie et réduire la température dès que la proportion de graines fendues augmente.
Pour le soya destiné à la semence, NDSU recommande de maintenir la température de séchage sous environ 110 °F, soit 43 °C, afin de protéger l’embryon et le pouvoir germinatif.
Les exigences du soya alimentaire peuvent être encore plus restrictives selon le marché.
RECOMMANDATION
Afin de limiter le dommage lors du séchage du soya, il est préférable de limiter le séchage à 2-3% d’humidité. Alors, si votre soya est au-dessus de 16%, il sera préférable de le sécher en 2 passages pour l’abaisser au taux d'humidité désiré.
Après le séchage, il faut refroidir
Une erreur fréquente consiste à penser que la teneur en eau est le seul indicateur de stabilité. Prenons deux silos de soya à 13 %. Dans le premier, le grain est à 25 °C. Dans le second, il est à 5 °C. Même si l’humidité est identique, le risque biologique n’est pas le même. Gardez à l’esprit que la température influence directement la respiration du grain, les moisissures et l’activité des insectes.
Le ministère de l’Agriculture de l’Ontario rappelle que l’activité des insectes augmente lorsque la température du grain dépasse environ 17 °C. Il recommande aussi d’utiliser l’aération pour enlever rapidement la chaleur du champ ou celle laissée par le séchoir. (Gouvernement de l'Ontario)
Avec notre climat nordique, l’automne nous donne justement un outil très efficace : de l’air de plus en plus froid pour assurer une bonne conservation.
Après la récolte, l’objectif est généralement d’abaisser progressivement la température du grain en fonction de l’évolution des températures extérieures. Un différentiel de température de plus de 7 degrés Celsius est suffisant pour créer une condensation sur la paroi interne du silo. C’est pourquoi il faut impérativement éviter que le grain ne soit plus chaud que l’air extérieur.
Lorsqu'il y a condensation sur la paroi du silo, c’est précisément à ce moment que l’on crée les conditions favorables au développement de la moisissure.

Pourquoi un silo peut-il chauffer même si la moyenne d’humidité est bonne?
Parce qu’un silo n’est jamais parfaitement uniforme. Un camion peut arriver à 12,2 %, le suivant à 15,2 % et le troisième à 13,5 %. Votre moyenne d’humidité peut être satisfaisante pour l’ensemble de la récolte, mais le silo peut contenir des zones beaucoup plus humides.
Les impuretés peuvent également se concentrer au centre de votre silo. Les graines cassées, les mauvaises herbes et les matières fines augmentent la résistance au passage de l’air. Au final, le cœur de silo n’est pas refroidi, contient de mauvaises herbes très humides et favorise l’échauffement. Combinées avec une température au-dessus de 15 °C, toutes les conditions sont réunies pour un emballement thermique.

Par ailleurs, il n’est pas rare de récolter en début de saison du soya lorsque les températures avoisinent les 20 °C. Une fois entassé, l’échauffement naturel peut faire en sorte que la température grimpe à 25-30 °C. Soyez vigilant!
La migration d’humidité : le piège de l’automne québécois
Un autre phénomène mérite une attention particulière : la migration d’humidité. Imaginez un silo rempli de soya à 15 °C à la fin septembre. Quelques semaines plus tard, l’air extérieur descend à 0 °C, mais le centre du silo demeure beaucoup plus chaud.
Le grain situé près de la paroi se refroidit en premier. De petits mouvements convectifs se mettent alors en place dans la masse. L’air descend près des parois, se déplace vers le centre, puis remonte à travers le grain plus chaud. En montant, cet air transporte de l’humidité. Lorsqu’il atteint le dessus plus froid du silo, cette humidité peut se condenser.
On se retrouve alors avec exactement la situation qu’on voulait éviter : une poche de grain humide dans le haut du silo, alors que la teneur en eau moyenne du lot est pourtant adéquate.
Le Québec a d’ailleurs déjà connu des épisodes où des silos de soya récolté à seulement 10 à 12 % ont présenté de la moisissure ou de la germination près des parois et de la surface en raison d’une humidité relative exceptionnelle et de condensation. Un avis du Réseau d’avertissements phytosanitaires avait alors insisté sur l’inspection et la ventilation des silos. (Agri-Réseau)
Ventiler, oui. Mais pas n’importe quand.
Faire fonctionner un ventilateur n’améliore pas automatiquement la condition du grain. Le grain échange de l’humidité avec l’air qui le traverse. À une température et à une humidité relative données correspond une teneur en eau d’équilibre.
Si l’air est suffisamment sec, il retire de l’eau au grain. S’il est trop humide, c’est le contraire : le soya peut absorber de l’eau. C’est particulièrement vrai avec le soya, car sa porosité permet de changer rapidement d’humidité.
Une bonne stratégie de ventilation ne consiste donc pas simplement de dire : « Il fait froid, on démarre le ventilateur. » Elle consiste à déterminer quel sera l’effet de cet air sur le grain: refroidissement, séchage ou réhumidification.
C’est justement là que les systèmes automatisés d’agrilog utilisant la température, l’humidité relative et les conditions d’équilibre du grain deviennent intéressants. Ils permettent de sélectionner les périodes où l’air extérieur produit réellement l’effet recherché plutôt que de simplement accumuler des heures de fonctionnement.
Éviter de « maltraiter » le soya
Les cycles répétés de séchage et de réhumidification ne sont pas souhaitables non plus. Le grain gonfle lorsqu’il absorbe de l’eau et se contracte lorsqu’il en perd. Ces variations créent des contraintes physiques sur le tégument.
Il est donc préférable de fixer un objectif clair dès le départ et de conditionner progressivement le silo vers cet objectif plutôt que d’alterner continuellement entre séchage et réhumidification.
ATTENTION!
Les cycles répétés de séchage et de réhumidification peuvent affecter la vigueur d’un grain de semence. C’est pourquoi il est préférable de ventiler dans des plages d’humidité précise et stable. Non seulement vous assurerez une bonne conservation, mais vous conserverez également la pleine valeur de votre semence.
Surveiller le silo pendant tout l’entreposage
Une fois le soya froid, le travail diminue, mais la surveillance ne devrait jamais disparaître. Un grain en bon état aujourd’hui peut développer un problème plusieurs semaines plus tard.
Il faut notamment surveiller les changements de température, les odeurs, la condensation sous le toit et l’apparence du grain. Une augmentation de la concentration de CO2 sans raison est souvent l’un des premiers indices qu’une activité biologique se développe quelque part dans la masse. Suivre la concentration de CO2 permet notamment de détecter plusieurs semaines à l'avance le début d’activité et de pouvoir prendre action avant que les dommages ne s'installent. Les sondes CO2 sans fil d’agrilog sont conçues pour détecter rapidement ces variations.

Redoublez de prudence lorsque les températures changent brusquement. Comme une chute rapide de la température à l’automne ou une vague de pluie pendant l’hiver, ou encore à la suite d’une forte averse de pluie ou d’une tempête de neige. Détecter les infiltrations à temps vous évitera bien des maux de tête.
Le cas particulier du soya destiné à la semence ou à l’alimentation humaine
Pour ces marchés, conserver la qualité va au-delà de prévenir la moisissure. Dans le soya de semence, il faut préserver le pouvoir germinatif. Une graine peut sembler parfaitement normale tout en ayant subi suffisamment de chaleur ou de dommages mécaniques pour en diminuer sa vigueur.
Le séchage à l’air naturel ou à basse température devient alors particulièrement intéressant. Cette méthode est particulièrement bien adaptée, car elle réduit les risques de fissures de stress et de dommages thermiques. Dans ces marchés spécialisés, quelques heures gagnées au séchage valent rarement une diminution du grade ou de la germination.
Dans le soya alimentaire, l’intégrité physique, la couleur et l’apparence peuvent influencer directement l’acceptabilité du produit. Donc, si vous prévoyez de sécher votre grain avec votre séchoir, soyez prudent et séchez à feu très bas!
La stratégie gagnante pour un producteur québécois
Conserver du soya de qualité n’exige pas nécessairement de multiplier les interventions. C’est plutôt une question de faire la bonne intervention, au bon moment.
À la récolte, il faut éviter autant que possible de laisser tout le champ descendre à 9 ou 10% pour éliminer le besoin de conditionnement. Un soya légèrement plus humide peut être manipulé avec moins de pertes et moins de dommages.
À la mise en silo, il faut connaître précisément son humidité et se méfier des moyennes. Un lot humide caché dans une masse autrement sèche peut devenir le point de départ d’un échauffement. Testez chacun de vos voyages.
Soyez également vigilant à la température du grain lors de la mise en silo. Un grain sec et chaud peut quand même connaître un emballement thermique. Il faut casser l’effet d’échauffement et refroidir le grain nouvellement entreposé.
Lorsque du séchage est nécessaire, il faut privilégier une approche douce et adaptée à la destination du grain. Avec du soya de semence ou alimentaire, la prudence est encore plus importante.
Ensuite, il faut profiter de la baisse naturelle des températures automnales pour refroidir progressivement le grain tout en évitant la migration d’humidité. Puis, durant l’hiver et le printemps, la température du silo doit continuer d’être surveillée.
En résumé, un silo de soya de qualité n’est pas simplement un silo rempli de grain « assez sec ». C’est un silo contenant un grain uniforme, à une humidité adaptée à la durée d’entreposage, maintenu froid et ayant subi le moins de stress possible.
C’est souvent là que se trouve la différence entre simplement entreposer son soya et réellement conserver sa valeur jusqu’à la livraison.
Sources
Commission canadienne des grains — Teneur en eau des grains canadiens et tolérances applicables au soja. (Commission canadienne des grains)
Commission canadienne des grains — Protection des céréales, des oléagineux et des légumineuses à grain entreposés à la ferme. (Commission canadienne des grains)
Commission canadienne des grains — Guide officiel du classement des grains – Soja. (Commission canadienne des grains)
Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroentreprise de l’Ontario — L’aération des grains. (Gouvernement de l'Ontario)
Ministère de l’Agriculture de l’Ontario — Séchage des grains à l’air ambiant. (Gouvernement de l'Ontario)
North Dakota State University Extension — Soybean Drying, Handling and Storage. (NDSU)
CRAAQ — Ventilation et conservation des grains à la ferme. (craaq.qc.ca)



